Le Groupe BPCE, partenaire engagé sur le sport et la connectivité

10 janvier 2019

Le Groupe BPCE est un acteur engagé, depuis de longues années dans le sport. Que ce soit pour la voile, Banque Populaire accompagne, depuis plus de 27 ans, les marins français et le développement de la voile en France, le basket-ball, le handball et le ski, pour lesquels Banque Populaire et Caisse d’Epargne sont partenaires depuis plus de 30 ans ou encore le rugby, avec le Racing 92 soutenu depuis 2007 par Natixis, le groupe revendique ce sponsoring sportif diversifié en parfaite résonnance avec l’adn et les valeurs des entreprises du groupe. Cet engagement se concrétise également avec le partenariat des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 officialisé, en septembre dernier, par Tony Estanguet, Président de Paris 2024 et Laurent Mignon, président du directoire du Groupe BPCE .

Ces engagements sont autant d’occasions de réunir les sportifs, partenaires et supporters dans des lieux qui, comme chacun des nos espaces de vie se transforment au gré des évolutions et innovations technologiques. Le Ministère des Sports, la Fédération française de football, l’Association nationale des sports professionnels et les ligues professionnelles de basket, football, handball et rugby ont souhaité la réalisation d’une étude sur la connectivité des enceintes sportives. Yves Tyrode, Directeur Général en charge du digital du Groupe BPCE est intervenu lors de la restitution de cette étude pour évoquer sa vision et son expérience professionnelle sur cette thématique.

De nouveaux usages conditionnés par la connectivité

Que ce soit pour l’IoT, la sécurité, le retail ou encore la data, la connectivité des lieux est la base de l’expérience digitale des spectateurs. Les enceintes sportives sont donc des hotspots à connecter. Pour les clients, le haut débit mobile est devenu un droit fondamental, pour les opérateurs c’est une infrastructure incontournable. Concrètement, une enceinte sportive, c’est une à plusieurs dizaines de milliers de personnes qui se regroupent d’un coup dans un périmètre ultra défini et qui veulent échanger, poster (facebook, instagram, snapchat), et surtout s’envoyer des photos et des vidéos. Cela requiert une bande-passante incroyable dans un temps très limité. C’est ce qu’on appelle un « hotspot ». Cela requiert une infrastructure très lourde, mais qui ne va être sollicitée qu’une à deux fois par mois. Si cela représente un investissement énorme avec une rentabilité moindre, ces besoins – qui doublent tous les 18 mois –  ne peuvent être ignorés et il faut penser combinaison de technologies 3G, 4G, bientôt 5G, mais aussi wi-fi, pour répondre à ces exigences croissantes. Les hotspots doivent trouver un modèle économique avec les opérateurs dans une approche partenariale.

La connectivité pour les usages IoT

La plus grande partie des besoins en connectivité concerne les clients. Mais la connectivité, c’est aussi capital pour la productivité pour ces enceintes connéctées. En effet, il y a l’internet des gens, et il y a l’internet des objets, l’IoT, dont les besoins sont également en constante augmentation. Cet ensemble de capteurs permet de connecter l’infrastructure du stade et d’en extraire de la data, pour la surveillance, la gestion et la maintenance et permettre par exemple de :

  • mieux piloter la gestion des flux, en connectant vos infrastructures avec les logiciels d’authentification / personnalisation / ticketing / accès,
  • développer la maintenance prédictive, c’est-à-dire déclencher des interventions de révision avant que le problème ne se déclare,
  • d’optimiser l’efficacité énergétique des enceintes, avec les smart grids.

Une révolution pour la sécurité

Les questions de sécurité vont devenir de plus en plus prégnantes pour les enceintes qui accueillent du public, et c’est également l’une des raisons qui rend indispensable la connectivité. Le digital a un rôle important à jouer.

Comment peut-il permettre de vivre la sécurité de manière de plus intelligente, et en limitant la complexité, pour l’utilisateur comme pour le gestionnaires ? Plusieurs innovations répondent à ces exigences. On peut par exemple mentionner les caméras intelligentes et le traitement automatique des images grâce à l’intelligence artificielle ou encore les nouvelles générations de capteurs chimiques qui vont permettre de détecter des explosifs par exemple. Toutes ces technologies de sécurité et surveillance vont de plus en plus être embarquées à bord de drones. Cela a commencé dans les villes, et à Paris, la préfecture de police suit les manifestations avec des caméras embarquées à bord de drones.

Cas d’usage pour le retail

Une enceinte sportive, c’est une audience captive pendant un certain laps de temps, à la fois dans l’enceinte et aux alentours de celle-ci. La question, se pose alors de la monétisation de cette audience. Le premier levier est offline : il s’agit de faire des enceintes des lieux suffisamment attractifs, avec une gestion des flux optimisés, connaissant suffisamment bien leur audience, pour attirer des commerces. Le deuxième levier est online : comment utiliser le digital pour augmenter le panier d’achat moyen de chaque visiteur avec une offre e-commerce.

Ces deux leviers convergent. C’est qu’on appelle le « phygital », lorsque digital et physique se rejoignent. Un des exemple emblématique est Amazon GO, le supermarché physique d’Amazon, dans lequel le client entre et sort sans passer par la caisse grâce à une combinaison de capteurs et algorithmes qui permet de détecter le panier du client et d’opérer automatiquement le paiement en ligne. Pour que le phygital fonctionne, le paiement est une brique essentielle, que ce soit pour un achat offline ou online. Il est nécessaire de proposer la même solution de paiement, qui soit très rapide, pour ne pas être un frein à l’achat (tout en étant extrêmement sécurisé et personnalisé), à la fois pour le client et le commerçant, ce qui suppose authentification et identification au préalable. Sur le retail, là aussi il faut penser en terme d’écosystème et de partenaires. Si les enceintes sportives ne vont pas développer elles-même leurs propres solutions de paiement, il leur faut, sur ce point également, s’entourer de partenaires.

Ces trois révolution de la connéctivité, de la sécurité et du retail en sous-tendent une quatrième, celle de la data. Il s’agit à la fois de la collecter en fonction des cas d’usages des clients mais aussi de la monétiser et la mettre au centre des indicateurs de résultats. De nombreux défis qui s’offrent encore pour ces hotspots et leurs partenaires.

Pour aller plus loin, retrouver l’ensemble de cette étude sur la connectivité des enceintes sportives.