3 établissements du Groupe BPCE partenaires du nouvel incubateur d’Euratechnologies

15 mars 2019

La Banque Populaire du Nord, la Caisse d’Epargne Hauts de France et Natixis Assurances sont partenaires d’EuraTechnologies dans le cadre du lancement, le 12 décembre, d’un incubateur de start-ups innovantes dont l’objectif est de soutenir et d’accompagner en métropole lilloise. Evénement qui a eu lieu le 12 décembre dernier.

Les Digital Champions de ces trois établissements du Groupe BPCE – Marie Pires pour Natixis Assurances, Yalcin Avcioglu pour la Banque Populaire du Nord et Antoine Charlanne pour la Caisse d’Epargne Hauts de France – répondent à nos questions sur les enjeux de ce partenariat et sur son programme.

Qu’est ce que l’incubateur EuraTech ?

Antoine :  » On ne présente plus EuraTechnologies, qui a développé en l’espace de 10 ans un des tous premiers incubateurs et accélérateurs de start-ups d’Europe. »

Marie :  » EuraTechnologies , c’est la réunion de 3 ingrédients majeurs,  une ambition, un lieu et des compétences. Ces ingrédients mis ensemble créent un impact concret sur la région lilloise et au-delà.

  • Dès le départ l’objectif a été clair : redynamiser une région qui connaissait quelques difficultés économique et créer des emplois à forte valeur ajoutée.
  • Comment ? En utilisant une vieille friche industrielle complétement réhabilitée pour faire naître et grandir des projets innovants en s’appuyant sur le potentiel des nouvelles technologies.
  • Avec qui ? Des hommes et des femmes qui ont une idée de création d’entreprise, qui veulent « disrupter » de veilles industries. Pour ce faire, ces personnes se font accompagner par d’autres hommes et d’autres femmes qui aident leurs projets à prendre corps.

EuraTechnologies est une réussite qui a déjà permis en 10 ans de créer plus de 4 000 emplois, incuber plus de 300 start-ups de tous secteurs, et permis de lever plus de 170M d’euris de fonds. »

Antoine :  » Fort de ce succès, EuraTechnologies poursuit depuis quelques années une stratégie de verticalisation et de spécialisation, qui a commencé par l’ouverture en 2015  d’un incubateur dédié au retail – Blanchemaille – à Roubaix dans les anciens locaux de La Redoute. Puis, en 2017 un nouvel incubateur dédié à l’agriculture connectée et la foodtech : Agtech. »

Yalcin :  » Après ces deux verticales dédiées au retail et à l’agriculture, la troisième verticale au programme, celle des activités financières, comporte 4 dimensions :

  • La Fintech pilotée par le Crédit Agricole Nord de France,
  • L’Assurtech pilotée par Natixis Assurances, Caisse d’Epargne Hauts de France et Banque Populaire du Nord
  • Le Legale Tech avec 7 intervenants dont le barreau de Lille
  • La cybersécurité.

L’idée est d’avoir une force de frappe régionale et d’être connu et reconnu sur cette incubation en plein essor. »

Antoine :  » L’offre d’accompagnement des projets du secteur financier est en effet assez pauvre dans le pays, seul le SWAVE de Paris, affiche cette dominante. Lille affiche également une situation géographique centrale dans l’écosysytème local.

Ce mix, entre une offre relativement faible et une situation géographique centrale, justifie assez logiquement le choix d’EuraTechnologies d’ouvrir un incubateur spécialisé en s’appuyant sur un réseau de plusieurs partenaires complémentaires. »

Pourquoi ce partenariat ?

Marie :  » D’abord incubateur généraliste, EuraTechnologies a capitalisé sur son expertise pour accompagner de plus en plus finement des start-ups dans des secteurs plus spécifiques (agriculture, retail…) en lien avec le tissu économique et les besoins locaux.

La création de l’incubateur FALC (Fintech Assurtech, Legaltech et Cybersécurité) cette année s’inscrit dans cette stratégie. »

Antoine :  » Ce partenariat est né très naturellement et spontanément, entre la Caisse d’Epargne Hauts de France, la Banque Populaire du Nord et Natixis Assurances car ces trois établissements travaillaient déjà sur des projets communs dans la métropole lilloise. Ceci notamment, grâce à l’implantation du Centre d’Expertise et de Relation Client de Natixis Assurances, dans la métropole. Nous avons donc allié nos forces et mis en avant nos complémentarités pour faire une proposition de valeur à EuraTechnologies. »

Marie :  » Natixis Assurances étant présent sur la région, EuraTechnologies et naturellement venu nous présenter son projet au printemps dernier. Cette opportunité a parfaitement résonné avec notre envie de nous inscrire plus profondément dans le paysage Lillois où nous avions déjà signé le partenariat avec Centrale Lille par exemple.

Cela résonnait également avec un projet que nous avions à l’esprit dès l’ouverture notre Centre d’Expertise et de Relation Client à Villeneuve d’Ascq, où nous avions déjà réservé un espace pour pouvoir à terme, incuber des start-ups.

Lorsque nous avons appris que la Banque Populaire et la Caisse d’Epargne Hauts de France avaient également été approchées, nous avons senti qu’une proposition de partenariat tripartite avec un assureur et deux banquiers, et donc une approche bancassurance, pourrait apporter un vrai plus aux incubés, par rapport aux autres incubateurs d’assurtech.

Tout comme la Banque Populaire du Nord et la Caisse d’Epargne Hauts de France le vivent dans le secteur bancaire, notre métier d’assureur est pleine transformation. Travailler de manière collaborative avec EuraTechnologies et les incubés de la verticale FALC nous permettra de mieux préparer les évolutions pour être pleinement acteur de notre transformation. »

Antoine : « La Caisse d’Epargne Hauts de France étant déjà actionnaire d’EuraTechnologies, nous souhaitions accompagner ce projet, en lui donnant une dimension particulière.

Une filiale nationale, experte des solutions d’assurance dans les métiers d’assurance de personne et d’assurance non vie, couplée à deux réseaux de distribution bancaires régionaux, voilà la force de notre proposition, pour le développement des start-ups !

Ce partenariat est donc une très belle matérialisation de notre transformation qui est à l’œuvre depuis plusieurs mois maintenant. »

Yalcin : « C’est tout nouveau d’incuber des start-ups. L’échange mutuel peut-être porteur.

L’idée est d’aider les start-ups à bien définir leur Produit Minimum Viable (MVP) et de tester, le cas échéant, leur solution chez nos clients afin d’offrir une expérience client unique. »

Qui sont les start-ups lauréates et quel est le programme d’accompagnement dont elles vont bénéficier ?

Yalcin :  » Les start-ups lauréates sont :

  • AIO pour son application mobile d’assurance à la demande de biens ajustable en fonction des besoins de l’utilisateur et de son foyer.
  • Tulip pour son offre mobile d’assurance d’objet à la journée, avec la possibilté d’activer/désactiver son assurance à tout moment et de déclarer les sinistres.
  • Stirrup pour sa solution de gestion de patrimoine immobilier, qui permer aux propriétaires de logements vacants de les mettre à disposition de bailleurs sociaux et de défiscaliser les loyers.

Les start-ups lauréates bénéficieront des compétences métier des partenaires associés pour se développer mais aussi d’un programme d’ateliers, de coaching collectif et individuel et de networking entre entrepreneurs. Toute une gamme de services technologiques, des conseils juridiques, financiers ou stratégiques en marketing ou en ressources humaines seront également mis à leur disposition. »

Antoine :  » Pour compléter Yalcin, qui a déjà tout dit, j’ajouterai quelques mots sur Stirrup. Cette start-up a particulièrement retenu notre attention en Caisse d’Epargne Hauts de France, par son modèle hybride très original et par notre position d’opérateur de logement social. Nous allons l’accompagner du mieux que nous pouvons !

Echanges ouverts, mises en relations avec nos partenaires, éclairages marchés, interventions d’experts : voici quelques-uns des ingrédients que nous allons proposer à ces start-ups pour les accompagner. »

Marie :   » 3 start-ups lauréates, c’est trop peu ! 9 ont déjà été  sélectionnées pour le programme car elles ont toutes fondé leur concept sur un irritant concret ! Je rejoins le tiercé précédemment cité de Yalcin et Antoine, auquel j’ajouterai deux autres start-ups :

  • MoneeZen, qui veut mettre fin au frais bancaires liés aux incidents de paiement, grâce à un coach financier et à la mise en place de micro-crédits. Ce qui répond à une préoccupation de plus de 60% des ménages.
  • Serendptech : qui propose une approche de cybersécurité sur-mesure, en authentifiant notamment les pièces d’identité. Ce qui répond à une préoccupation majeure de nos institutions.